19 Feb 2006

Limpide

Écrit; dans: Petits tracas et vrais soucis — Caruelabar @ 13:25

Toute ravigotée par l’air quasi pré printanier qui me chatouillait les sens, je me dis en ce jour de mi février: “Et si je nettoyais mes vitres.”
Qui me connait sait que cette pensée me vient rarement. Car le ménage et moi sommes en termes bien mauvais depuis déjà des années.
Ni une ni deux, le chiffon à main gauche, le vaporisateur de produit pour vitres à main droite, je sifflotais gaiement durant l’ouvrage.
Pas peu fière de moi, j’attendais que ça sèche pour admirer le résultat.
Ca sécha mais avec traces et trainées soulignant fort peu la limpidité des vitres.
Je troquais le chiffon pour le rouleau d’essuie tout et recommençais.
En sifflotant un peu moins.
Frottage appuyé. Séchage.
Traces encore plus marquées.
Ne perdant pas ma motivation pré printanière, je troquais le rouleau d’essuie tout contre la lavette spontex rose et re-recommençais.
Sans plus siffler.
Frottage forcené. Séchage.
Traces, bavures, souillures, enfer et damnation.
“Décidement, je ne serai jamais la reine de la limpidité” me dis-je entre dépression et hystérisation.
“Mais quand même faire les vitres ça devrait pas être si compliqué”
C’est alors que je jetais un oeil agacé au flacon du produit à vitres…

Non seulement s’en était pas mais même le pistolet semblait vouloir me narguer.

Je hais les produits ménagers.

25 Aug 2005

Le Rouge et le Blanc

Nous allons aujourd’hui aborder un épisode peu connu de l’histoire de nos réfrigorateurs: la guerre des fromages à pâte pressée.
Comme tout le monde le sait il est nécessaire à la fabrication du délicieux fromage à tête de vache qui glousse de mettre sa pâte dans un moule adapté car sinon elle filerait. La pâte filerait car c’est comme pour le porc qui salue c’est écrit dessus, la pâte filerait donc car elle est pressée. Il en est de même pour son concurrent mais néanmoins ami de la même catégorie le Bas-Bi-Bel, fromage aux moeurs somme toute très dissolue puisque comme son nom l’indique crûment il est bi et plait donc aux garçons comme aux filles mais à qui on pardonne tout car il est beau d’où son surnom de “Bel”. Le Bas siginifie tout bêtement que c’est une demi portion mais c’est aussi, vous en conviendrez sûrement, ce qui fait son charme puisqu’on peut l’emporter partout avec soi.
Tout à lait pour le mieuh dans le meilleurs des mondes entre ces deux produits laitiers là jusqu’à ce jour terrible de 1923 où Ginette Lépine se trancha irrémédiablement le doigt avec le couteau qui était destiné à sortir de sa coque rouge son fromage favori. Et là, Ginette en sang dans la cuisine ému tant son mari, le alors jeune et fringant Félix Lépine, qu’il lui promit, tout en tentant vainement de garroter l’hémorragie, que sa disparition ne serait pas inutile et qu’il ferait tout son possible pour créer un bidule qui mettrait à l’abri de ce genre de fin tragique les générations futures. Ainsi fut fait et à peine le cercueil enseveli, Félix, fou de douleur, s’enferma dans sa cuisine encore rouge du sang de Ginette et se mit au travail.
Des années s’écoulèrent avant que les services vétérinaires ne soient créés et puissent être enfin contactés par les voisins qui, alertés par les odeurs nauséabondes émanant des tonnes de fromage sacrifiées pour les besoins de la science qui formaient des monticules rougeoyants plus imposants chaque jour devant les fenêtres de la maison de Félix, ne pouvaient que s’émouvoir de la détresse de ce reclus volontaire et de la perte progressive de leur odorat.
Quand les pompiers, après des jours de déblaiement des gravas fromagés, parvinrent à pénétrer dans la demeure et ils retrouvèrent un vieillard hirsute, hagard et malodorant dans la cuisine et eurent grand peine à identifier le Félix Lépine perdu de vue depuis 1923. Il faut dire que depuis le temps, nous étions alors en 1968, le climat ne se prétait pas vraiment à la franche rigolade puisque depuis mai, les étudiants manifestaient bruyament leur colère alimentaire: “Faites l’amour, pas le gruyère!” et autres “Sous les pavés d’affinois, la plage”. Ainsi dans ce climat de révolution de palais,le bien mal nommé Félix fut conduit sans ménagement à l’hospice le plus proche où on lui intima l’oredre de bien vouloir se laisser laver sur le champ s’il voulait avoir une compote de plus au souper. Ayant perdu l’usage de la parole durant ces années de recherches silencieuses et ne reconnaissant plus ce monde d’hommes sans cravates et de femmes sans gants, il se laissait peu à peu glisser vers l’abime quand le doux visage de Ginette lui apparu un matin après la toilette. Dans un regain de vie, il consigna le précieux fruit de ses recherches sur un calepin qu’il fit envoyer au bureau des inventions et des brevets. Puis, apaisé, il se prépara chaque jour un peu plus à retrouver sa douce Ginette au paradis des produits à ouverture facile.
Car oui, Félix venait d’inventer La Languette, celle qui permet à toutes les Ginette d’ouvrir le basbibel sans risquer de se blesser.
Le succès fut immédiat et bientôt le monde entier ne parla plus que de cela.
Les ventes du fromage à tête de vache chutèrent tant et tant qu’il fallut embaucher des ingénieurs polytechniciens de renom pour fabriquer un emballage capable de rivaliser avec celui du compagnon de plateau à fromage d’hier devenu l’ennemi bolchévique d’aujourd’hui. Des campagnes de désinformations succédèrent à des rumeurs mais le basbibel demeurait inébranlable dans sa coque vermillon. “Né pour être mangé sans se blesser” vantait la publicité.
Péniblement et sans grande motivation, deux ingénieurs bricolèrent néanmoins une pseudo languette rouge, en référence à la couleur fétiche de l’ennemi juré, languette dont la mollesse et la faible résistance à la torsion ne parvint jamais à égaler celle que l’amour meurtri avait inspiré à Félix durant ces longues décennies.
Ironie de l’histoire, on n’accorda jamais à ce brillant homme le prix Nobel de la paix mais on décora à titre posthume pompeusement de son nom un prix qui couronne chaque année les bidules de bidouilleurs éclairés et de bricoleurs invétérés.
Et c’est pour ça que depuis des années, malgré ma passion des vaches et de la rigolade, je ne mange que des basbibel parce que je suis trop feignante pour m’entrainer à ouvrir correctement la portion de ma vache préférée que des encore plus feignants que moi ingénieurs soit disant qualifiés ont pourvu d’une putain de languette de merde qui déchire juste l’emballage sur la longueur mais ne l’ouvre pas!!!
Conclusion: si les ingénieurs avaient à la place de la technicité du coeur, ce serait le bonheur.

30 Apr 2005

Technologie mon amie

Écrit; dans: Petits tracas et vrais soucis — Caruelabar @ 19:11

Putain de bordel de merde, c’est tout écrit en anglais cette affaire.
Manquait plus que ça!
Où j’ai foutu le harraps que j’avais au collège.
En plus je suis sûre qu’il est dans un des cartons hébergés dans le grenier chez ma blog-grand-mère depuis déjà presque dix ans.
Je me souviens encore m’être dit en le rangeant: “Le bac c’est fait et l’anglais j’en ai pas besoin pour mes futures études et puis l’Europe est pas encore faite.”
C’est sûr que j’ai dit ça, j’me revoie encore scotcher le paquet. Y a pas à dire j’ai toujours été une grande visionnaire.
Putain c’est que en anglais, même pas une touche french/english.
Informatique si tu ne m’aimes pas sache que je te méprise aussi et bien plus encore que ça mais je veux rester polie enculé de ta race.
Mais comment on met des photos là dedans. Screugneugneuh…
S’il te plait Monsieur le Maitre du logiciel des blogs, fais que je m’en sorte, délivre moi de la tentation de fouttre des grands coups de pieds dans Mon Ecran et Mon Ordi et protège moi du mal à la tête que je risque d’avoir avant de comprendre comment qu’on fait pour poster de l’image.
Et encore c’est parce que je refuse de même penser qu’on pourrait aussi des fois ajouter du son.. Parce que là je frölerai la méningite aïgue.