30 Sep 2005

ToiletZone.Net

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 18:55

Une vraie mine sur les toilettes publiques avec la toilette de ce mois de septembre qui montre un sublissime exemple d’inscriptions dans les toilettes, l’oeuvre est le fruit du travail mirifique d’un collectif d’artistes anonymes. Admirez l’harmonie chromatique et le construction toute en déconstructions asymétriques du cadre spatiovolumatique. Une oeuvre qui marquera sans nul doute son époque.

29 Sep 2005

Les quatre saisons de l’Ogre

Écrit; dans: Scribouillages et autres broutilles — Caruelabar @ 21:04

A l’automne, l’Ogre instituteur conduisait ses élèves en forêt. Et bien que les programmes prévoyaient de les y égarer, chaque année, à l’appel, aucun ne manquait.
C’est que l’Ogre était bien chagriné, lui que l’on dit méchant de nature, il ne pouvait s’empêcher quand un lutin écolier quittait le sentier de le lui faire remarquer, tant et si bien qu’aucun jamais ne se perdait.
“Ah c’est pas du gratin que de faire ce métier quand on est trop humain!” se lamentait souvent l’Ogre en prenant sa tête entre ses mains.
Et chaque année, pour lui, le supplice recommençait. Forêt, sentiers, lutins et bolets. Car au lieu de les semer, l’Ogre à ses élèves faisait ramasser cèpes, oronges et mousserons des prés. Dès que l’un d’eux doucement s’approchait d’un champignon meurtrier, l’Ogre ne pouvait réprimer un “Attention, danger!” et l’élève se détournait du chapeau empoisonné.
“Ce n’est pas possible, ce n’est pas vrai! Mais Bon Dieu, vous êtes une vraie calamité” tempêtait alors le Directeur de la scolarité, excédé qu’il était par les bontés de l’Ogre gêné.
Et en effet, depuis qu’il enseignait, pas un lutin égaré, pas une famille empoisonnée, pas un écolier puni et dévoré.
“Vous n’êtes qu’un faible affadi par votre pitié! J’en ai par dessus la tête de vos excentricités! Croyez moi ça va barder!”
Cette anné là, ce fut le cèpe de trop qui fit déborder le panier.
Le Directeur alla rencontrer le Recteur de l’Académie qui en parla au Ministre qui le dit au Président qui le répéta à sa femme qui s’écriat:”Nom d’un pissenlit, cette affaire fait grand bruit, mon coiffeur me l’a déjà dit!”.
En grand secret, il fut décidé que cette honte nationale ne pouvait plus durer et que l’Ogre devait être incarcéré. Ainsi fut fait.
Et l’Instituteur destitué se retrouva engeôlé. Très loin d’être enjoué, l’Ogre se mit à pleurer et ses élèves attristés ne purent que se faire durant des lunes la courte échelle pour tour à tour le voir par la fenêtre de sa cellule jour après jour sombrer.
Affligés, il leur vint alors une idée.

Les vacances étaient terminées et l’hiver approchait.
Le vent glacé poussait les dernières feuilles tombées et le givre aux fenêtres s’accrochait. L’eau des puits commençait à geler et l’eau des mares emprisonnaient doucement ses petits habitants. La nature s’apprétait à hiberner sous sa couette verglacée quand de l’école retentit soudain un grand bruit.
Boum, bam, boum, badam, badaboum!
L’Ogre remplaçant sortit de la classe en courant, le postérieur poursuivit par une trainée de feu et de scories. Le visage cramoisi et le cheveu frit, il entra dans le bureau du Directeur qui buvait des liqueurs avec le Recteur.
“C’en est trop, je démissionne.”glapit-il à la volée”Ces mécréants ont manqué de me faire rôtir aujourd’hui et hier ces sagouins ont tenté de me faire boire le contenu de leurs encriers! C’est trop, c’en est assez, je vous rend mes clefs et mes craies!”
“C’est le remplaçant du remplaçant du remplaçant qui remplaçait l’Ogre congédié!” sanglota le Directeur sur l’épaule du Recteur qui le répéta au Ministre qui le raconta au Président qui le confia à sa femme qui s’exclama:”Nom d’un radis, mon coiffeur me l’avait prédit, congédier un Ogre trop gentil c’est dangereux car ça rend les enfants trop méchants! Il faut le réhabiliter sinon c’est la Démocratie qui va trinquer!” Ainsi fut fait.
Et l’Ogre dès qu’il fut dégeôlé repartit enseigner.

Le printemps s’avançait et l’air se faisait moins frais. Les poulies en haut des puits chantaient et les carpes des bassins se multipliaient. Les bourgeons des arbres explosaient sur le passage des écoliers et la nature tout alentours verdissait.
L’ogre ému comtemplait les lutins et leurs progrès. Ils avaient tant grandi, ils avaient tant changé. Et c’est à eux qu’il devait sa liberté retrouvée.
“Vous êtes de bons petits même s’il ne faut rien en dire à l’Académie! Allez au bouleau et que ça saute” sourit-il en essuyant une larme.

Les grandes vacances approchaient et le soleil se faisait moins discret. Les abeilles fréquentaient avec assiduité les bosquets parfumés. Aux branches des arbres, les fruits mûrissaient et au sol, les lacs s’asséchaient.
Les écoliers construisirent ainsi un abri pour recueillir pendant l’été les habitants des marais.
Le Directeur se courrouçait de la bonne humeur des bambins et de la pitoyable candeur que l’Instituteur mettait à les aider. Il s’en plaignit au Recteur qui le dit au Ministre qui le redit au Président qui le reredit à sa femme qui gémit:” Comme mon coiffeur dit, répéter c’est pas bien joli, alors laissez moi je vous prie aller me faire faire ma mise en plis.” Il fut fait ainsi.
Et après la rentrée, l’ogre ne fut plus ennuyé. Tant et si bien que plus jamais il ne craint durant l’automne d’aller en forêt ramasser avec ses élèves bogues et bolets.
Ainsi fut fait.

28 Sep 2005

Le site officiel de le MIAM

Écrit; dans: Le MIAM — Caruelabar @ 22:05


Surtout pour le jeu modeste…(Moi je perd à tous les coups)