30 Nov 2005

On the road again

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 20:34

Gel en novembre,
Noël en décembre.
Les hommes, les toilettes et les inscritions caballistiques. Découverte quasi sociologique, admirez les propositions de rencontres érotiques, les tags signatures et autres injures intempestives.
Etonnament, rien sur l’autre passion des hommes, le foot, mais nos recherches se poursuivent.

23 Nov 2005

Mémère dans les orties.

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 21:11

“La bave du corbeau ne va jamais bien haut
Mais gare à ce qui tombe de la blanche colombe”

Juliette

13 Nov 2005

Quand la mer monte…

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 20:42

Irène jouée par Yolande Moreau dans le film “Quand la mer monte…”:
“J’hésite entre une gaufre au sucre et une histoire d’amour”

2 Nov 2005

Reprise des négociations

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 20:55

J’adore Bénabar, sa voix chaude, son écriture drôle et touchante. Il a sorti fin octobre Reprise des négociations son dernier album à découvrir d’urgence. Et à voir sur scène où il fait partager avec ses associés de musiciens une patate contagieuse, une pandémie que l’on aimerait voir gagner rapidement le globe de la terre mondiale. Pour se mettre en appétit, les paroles d’une des chansons de l’album.

Qu’est-ce que tu voulais que je lui dise?

Cette gamine assise en pleurs que chagrinent de trop grands malheurs, les grandes s’amusent sans elle, exclue de la bande, elle reste toute seule. Une qui commande, des favorites, il parait qu’elle est trop petite, à la marelle y’a des V.I.P., dans les maternelles comme en boîte de nuit. Mais faut pas pleurer, ça va s’arranger…

Qu’est ce que tu voulais que j’lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j’lui dise, que ça ne f’ra qu’empirer ?

Le plus triste, le plus dommage, elle le sait pas et c’est de son âge, mais elle-même un jour elle fermera sa porte quand à son tour elle sera la plus forte… Ce garçon assis dans un coin, quinze ans, la tête dans les mains, premier amour, premier chagrin, comme le shampoing, la formule deux en un.Il a beau dire que c’est pas grave, jouer les hommes, faire le brave, la savoir dans les bras d’un autre, ça lui brise le cÅ“ur, ça lui ronge le ventre… Mais faut pas pleurer, ça va s’arranger…

Qu’est ce que tu voulais que j’lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j’lui dise, que ça ne f’ra qu’empirer ?

Qu’il a pas fini de pleurer, qu’la leçon n’est jamais apprise, mais si ça peut le rassurer, lui-même un jour fera sa valise. Cette femme qui cache ses pleurs, le café coule dans la cuisine, son patron n’était pas fier, faut dégraisser, drôle de régime. Chemise cartonnée, demandes de formations, dossiers bien classés, lettres de motivation, d’un geste elle balaye de tristesse et de rage les fiches de paye, les demandes de stages.

Qu’est ce que tu voulais que j’lui dise ?

Puisqu’elle savait déjà, elle le savait mieux que moi, que ça neva jamais s’arranger, que ça ne f’ra jamais qu’empirer. Ce vieil homme fatigué d’Algérie, qui regrette son Maghreb jour et nuit, tout juste toléré aujourd’hui, faut dire qu’ça fait que trente ans qu’il est ici. Qu’il ne sera jamais propriétaire, qu’il occupe une chambre de bonne, au pays de Voltaire, au pays des lumières et des droits de l’homme. Ce sans-papier rejetté qui repart, sans même dire au revoir, sans nous dire merci pour le billet de charter gratuit vers la misère de son pays. ça le soulagera sûrement d’apprendre, et faudrait quand même pas qu’il oublie qu’on a gravé Fraternité sur le fronton de nos mairies. Ce taulard emprisonné dans une cellule à six, il devrait en profiter parce que bientôt ils seront dix. Ce malheureux qui dort sur une ventilation de métro, il s’en fout de savoir que je le chante pas assez fort et beaucoup trop faux.

Qu’est ce que tu voulais qu’ils me disent ?

Au fil de l’autoroute A61.

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 19:36

Non il ne s’agit pas d’une hutte rupestre issue de l’ère néolithique mais bien d’une vue générale des toilettes post modernes d’une aire de repos de l’A61. Superbe édifice néo contemporain fait de verre et de pierres qui abrite les inscriptions dans les toilettes du mois d’octobre.

Vue générale de la porte des toilettes des femmes.

Superbe travail tout en reliefs et profondeurs sur la matière bois avec cet hommage anonyme au chanteur M. Preuve que cet endroit a procuré un apaisement intestinal efficient à l’auteur qui s’est alors souvenu des vers de l’artiste: “Je dis M et je sème”.
God save les toilettes publiques.

Magnifique camaïeu de rouges où fond et inscription se complètent admirablement pour faire pleinement comprendre la misère sexuelle déchirante de l’artiste sans doute en période douloureuse de rut créatif à l’époque de cette trace rougeatre. La bienséance nous a conduit à censurer le numéro de cet artiste maudit par le Dieu de la BZ. Emouvant appel désespéré.

Festival d’inscriptions à caractère informatif et pornagraphique couleur corbeau sur fond carmin qui sont autant d’hommages au génie de Stendhal.
Fort à parier pourtant qu’en dépit du caractère oh combien explicite de ces messages, ils doivent encore être restés lettre morte car comme nous le dit l’adage:” Noir sur rouge rien ne bouge” et comme dit Johnny: “Noir c’est noir il n’y a plus d’espoirs”.
Mais qui sont donc tous ces hommes esseulés qui viennent inscrire leur vide affectif et sensuel sur la porte des toilettes des filles?

Ce sera tout pour ce mois ci, à suivre la porte des toilettes des hommes fin novembre.

Marguerite VS Sarkozy

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 18:29

Le message qu’aurait pu adresser à la fin de sa vie Marguerite Duras à notre cher Petit Nicolas le policier.

“Peau. Je. Lisse. Moi. Merde. J’emmerde la peau lisse.”