1 Apr 2006

Poison d’avril

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 19:41

” J’ai voulu que le Gouvernement se mobilise pour l’égalité des chances en pensant d’abord à tous les jeunes qui sont, en raison d’une formation insuffisante, en réalité privés de la possibilité d’accéder à un premier emploi et qui désespèrent de pouvoir tracer leur chemin.
C’est l’objet de la loi sur l’égalité des chances dont le contrat premier embauche est un des éléments. Avec ce contrat, le Premier ministre, Dominique de VILLEPIN a voulu offrir à tous ces jeunes des opportunités nouvelles pour l’emploi : accéder à l’entreprise ; pouvoir y faire ses preuves ; acquérir une véritable expérience professionnelle, avec un vrai contrat de travail. Pour cela, le Gouvernement s’est attaché à concilier plus de souplesse pour les entreprises mais aussi des garanties nouvelles pour les salariés. (…)
Depuis plusieurs semaines, le dialogue n’a pu aboutir et la situation est restée bloquée autour de la question du retrait ou du maintien de ce texte. Les manifestations ont servi de prétexte à des actes de violence et à des dégradations inacceptables. Les tensions se sont exacerbées dans les universités entre les étudiants qui veulent faire grève et ceux qui veulent travailler. Un nombre important de lycées sont fermés ou bloqués. Il est temps de dénouer la situation en étant juste et raisonnable, avec comme exigence l’intérêt national.”

Jacques Chirac, Président de la République Française, le 31 mars 2006 au journal de 20h
l’intégralité du discours sur le site de l’Elysée

Fiche pratique: toi aussi fais ton propre drapeau français avec trois éprouvettes.

Haïku

Écrit; dans: Scribouillages et autres broutilles — Caruelabar @ 14:49

Les règles de base du Haïku
(Trouvées sur le site www.tempslibres.org)
Voici les règles pour faire un petit haïku, une fois bien assimilées ça doit pouvoir donner des trucs sympas.

# Dix-sept syllabes en trois lignes.(surtout le haiku en langue étrangère)

# Dix-sept syllabes en trois lignes divisées en 5-7-5. L’anglais fait parfois
3-5-3.

Moins de dix-sept syllabes en trois lignes mais en forme court-long-court.

Moins de dix-sept syllabes en trois lignes verticales mais en forme court-long-court.

Ecrire pour être lu en une seule respiration.

# Utiliser un mot de saison (kigo) ou une référence saisonnière. (un ancrage dans le monde)

# Utiliser une césure à la fin de la première ou seconde ligne, mais pas aux deux. Les trois lignes ne doivent pas être une même sentence.

Avoir deux images qui sont seulement mises en comparaison par une troisième.

Avoir deux images qui sont seulement reliées par une troisième.

Avoir deux images qui sont seulement mis en opposition par une troisième.

Classiquement, on trouve deux sortes de haiku, du temps de Bashô et de nos jours :

a) le haiku avec deux images (haiku de juxtaposition)
b) le haïku qui n’a qu’une image

# Toujours écrire au présent, ici et maintenant. On peut écrire aussi au passé ou au futur, ce qui important c’est de présenter une image vivante. On y arrive mieux en écrivant au présent.

Limiter au maximum l’usage des pronoms personnels

Utiliser les pronoms personnels en minuscules.

# Eliminer l’usage des participes présents (gérondifs). Pour les langues étrangères, il n’y a pas de participe présent en japonais.

# Limiter l’utilisation des articles. Pour les langues étrangères, il n’y a pas d’article en japonais.

# Utiliser une syntaxe simple.

# Utiliser des sentences fragmentaires.

Etudier l’ordre de présentation des images.
D’abord le grand-angle, puis le moyen, terminer par le zoom.
Réserver l’effet pour la fin.

Rendre les premières lignes attractives et éveillant l’attention.

# Seulement écrire sur des choses ordinaires de manière ordinaire dans une langue ordinaire.

# Respecter l’attitude du bouddhiste, observer les choses bien avant de les critiquer, laisser le haïku exprimer des images sans besoin de commentaire.

Laisser un écho philosphique en arrière-plan du haïku.

# Utiliser généralement des images concrètes. C’est l’idée de Shiki. Mais Bashô et d’autres haikistes adoptent des expressions abstraites.

# Inventer des expressions lyriques décrivant l’image.

Utiliser le paradoxe.

Utiliser des jeux de mots.

# Décrire l’impossible de manière ordinaire.

# Ecrire des images transcendantes (ni guerre, ni sexe offensant, ni crime).

# Intégrer son image dans le monde réel.

# Eviter toute référence à soi-même.

# Se référer à soi-même de manière externe.

# Eviter la ponctuation pour créer l’ambiguïté

Utiliser des ponctuations normales
: Arrêt
; pause
… quelque chose n’est pas dit
, légère pause
— la même chose en d’autres mots
. Arrêt

Mettre en majuscule le premier mot de chaque ligne.

Mettre en majuscule le premier mot.

Utiliser la majuscule anglaise.

Tous les mots en majuscules

# Tous les mots en minuscules.

# Eviter les rimes.

Rimer la première et dernière ligne.

Utiliser des rimes internes.

Utiliser l’allitération.

# Utiliser des sons reliés à l’image.

Toujours terminer par un nom.

# Ecrire seulement le haïku pour exprimer une épiphanie (aha moment).

# Utiliser chaque inspiration comme point de départ.

# Eviter trop de verbes, supprimer si possible.

# Eviter les prépositions (dans, sur , entre,parmi), spécialement dans le début de la phrase.

# Eliminer les adverbes.

# Ne pas utiliser plus d’un qualificatif par nom. L’usage doit être limité au seul sens du haïku.

# Le haiku doit être considéré comme une poésie et non une carte de voeux en vers.

# Ecrire tous les haïku conçus, même les mauvais, qui peuvent en inspirer de meilleurs.

Grand Corps Malade

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 13:42

Je trempe ma plume dans l’asphalte, il est peut-être pas trop tard
Pour voir un brin de poésie même sur nos bouts de trottoirs
Le bitume est un shaker où tous les passants se mélangent
Je ressens ça à chaque heure et jusqu’au bout de mes phalanges
Je dis pas que le béton c’est beau, je dis que le béton c’est brut
Ca sent le vrai, l’authentique, peut-être que c’est ça le truc
Quand on le regarde dans les yeux, on voit bien que s’y reflètent nos vies
Et on comprend que slam et hip-hop ne pouvaient naître qu’ici

Grand Corps Malade, extrait du texte “Enfant de la ville”.

Le poète est un grand mytho qui s’invente des thèmes
Pour faire rire, pour faire pleurer, pour qu’on lui dise je t’aime
Pour un bon mot il est prêt à tout, le poète est un malade
Ne le croyez pas surtout, il ne raconte que des salades
Moi je me prends pour un poète parce que je rappe sans instru
Il a fait nuit toute la journée, j’espère que vous ne m’avez pas cru
Ce n’est qu’un thème de plus pour mentir impunément
Je pense donc je suis, j’écris donc je mens
Y’a plus de repères dans mes histoires et tout ce que je dis peut être factice
Dans mon prochain texte, je vous ferai croire que je courre plus vite que Carl Lewis
Mais attention, soyez prudents, car si jamais vous m’applaudissez
C’est que ça vous plaît quand je mens… donc je vais sûrement recommencer

Grand Corps Malade, extrait de “Il a fait nuit toute la journée”.

SLAM

Écrit; dans: Scribouillages et autres broutilles — Caruelabar @ 12:14

Fédération française de slam explique l’histoire, les règles, les lieux du Slam.
Grand corps malade est un artiste qui fait des textes rudes et beaux, les pieds ancrés dans notre époque, dans notre société.

Le slam c’est faire vibrer
Si tu sais parler tu sais slamer
Et à faire c’est moins compliqué
Que le haïku des japonais.