4 Jan 2006

Un seul truc au monde qui te donne du plaisir.

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 19:57

“Un jour, quand Rosemary Savage Samarco était à l’agonie (la cinquième sur dix au total), elle avait confié à sa fille, Céleste Boyle:
- Je t’le jure devant Dieu, le seul plaisir que j’aie eu dans c’te foutue vie, ç’a été de casser les couiles à ton père.”

in Mystic River de Dennis Lehanne.

30 Nov 2005

On the road again

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 20:34

Gel en novembre,
Noël en décembre.
Les hommes, les toilettes et les inscritions caballistiques. Découverte quasi sociologique, admirez les propositions de rencontres érotiques, les tags signatures et autres injures intempestives.
Etonnament, rien sur l’autre passion des hommes, le foot, mais nos recherches se poursuivent.

23 Nov 2005

Mémère dans les orties.

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 21:11

“La bave du corbeau ne va jamais bien haut
Mais gare à ce qui tombe de la blanche colombe”

Juliette

13 Nov 2005

Quand la mer monte…

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 20:42

Irène jouée par Yolande Moreau dans le film “Quand la mer monte…”:
“J’hésite entre une gaufre au sucre et une histoire d’amour”

2 Nov 2005

Reprise des négociations

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 20:55

J’adore Bénabar, sa voix chaude, son écriture drôle et touchante. Il a sorti fin octobre Reprise des négociations son dernier album à découvrir d’urgence. Et à voir sur scène où il fait partager avec ses associés de musiciens une patate contagieuse, une pandémie que l’on aimerait voir gagner rapidement le globe de la terre mondiale. Pour se mettre en appétit, les paroles d’une des chansons de l’album.

Qu’est-ce que tu voulais que je lui dise?

Cette gamine assise en pleurs que chagrinent de trop grands malheurs, les grandes s’amusent sans elle, exclue de la bande, elle reste toute seule. Une qui commande, des favorites, il parait qu’elle est trop petite, à la marelle y’a des V.I.P., dans les maternelles comme en boîte de nuit. Mais faut pas pleurer, ça va s’arranger…

Qu’est ce que tu voulais que j’lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j’lui dise, que ça ne f’ra qu’empirer ?

Le plus triste, le plus dommage, elle le sait pas et c’est de son âge, mais elle-même un jour elle fermera sa porte quand à son tour elle sera la plus forte… Ce garçon assis dans un coin, quinze ans, la tête dans les mains, premier amour, premier chagrin, comme le shampoing, la formule deux en un.Il a beau dire que c’est pas grave, jouer les hommes, faire le brave, la savoir dans les bras d’un autre, ça lui brise le cÅ“ur, ça lui ronge le ventre… Mais faut pas pleurer, ça va s’arranger…

Qu’est ce que tu voulais que j’lui dise ? Toute la vérité, rien que la vérité ? Est-ce que tu voulais que j’lui dise, que ça ne f’ra qu’empirer ?

Qu’il a pas fini de pleurer, qu’la leçon n’est jamais apprise, mais si ça peut le rassurer, lui-même un jour fera sa valise. Cette femme qui cache ses pleurs, le café coule dans la cuisine, son patron n’était pas fier, faut dégraisser, drôle de régime. Chemise cartonnée, demandes de formations, dossiers bien classés, lettres de motivation, d’un geste elle balaye de tristesse et de rage les fiches de paye, les demandes de stages.

Qu’est ce que tu voulais que j’lui dise ?

Puisqu’elle savait déjà, elle le savait mieux que moi, que ça neva jamais s’arranger, que ça ne f’ra jamais qu’empirer. Ce vieil homme fatigué d’Algérie, qui regrette son Maghreb jour et nuit, tout juste toléré aujourd’hui, faut dire qu’ça fait que trente ans qu’il est ici. Qu’il ne sera jamais propriétaire, qu’il occupe une chambre de bonne, au pays de Voltaire, au pays des lumières et des droits de l’homme. Ce sans-papier rejetté qui repart, sans même dire au revoir, sans nous dire merci pour le billet de charter gratuit vers la misère de son pays. ça le soulagera sûrement d’apprendre, et faudrait quand même pas qu’il oublie qu’on a gravé Fraternité sur le fronton de nos mairies. Ce taulard emprisonné dans une cellule à six, il devrait en profiter parce que bientôt ils seront dix. Ce malheureux qui dort sur une ventilation de métro, il s’en fout de savoir que je le chante pas assez fort et beaucoup trop faux.

Qu’est ce que tu voulais qu’ils me disent ?

Au fil de l’autoroute A61.

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 19:36

Non il ne s’agit pas d’une hutte rupestre issue de l’ère néolithique mais bien d’une vue générale des toilettes post modernes d’une aire de repos de l’A61. Superbe édifice néo contemporain fait de verre et de pierres qui abrite les inscriptions dans les toilettes du mois d’octobre.

Vue générale de la porte des toilettes des femmes.

Superbe travail tout en reliefs et profondeurs sur la matière bois avec cet hommage anonyme au chanteur M. Preuve que cet endroit a procuré un apaisement intestinal efficient à l’auteur qui s’est alors souvenu des vers de l’artiste: “Je dis M et je sème”.
God save les toilettes publiques.

Magnifique camaïeu de rouges où fond et inscription se complètent admirablement pour faire pleinement comprendre la misère sexuelle déchirante de l’artiste sans doute en période douloureuse de rut créatif à l’époque de cette trace rougeatre. La bienséance nous a conduit à censurer le numéro de cet artiste maudit par le Dieu de la BZ. Emouvant appel désespéré.

Festival d’inscriptions à caractère informatif et pornagraphique couleur corbeau sur fond carmin qui sont autant d’hommages au génie de Stendhal.
Fort à parier pourtant qu’en dépit du caractère oh combien explicite de ces messages, ils doivent encore être restés lettre morte car comme nous le dit l’adage:” Noir sur rouge rien ne bouge” et comme dit Johnny: “Noir c’est noir il n’y a plus d’espoirs”.
Mais qui sont donc tous ces hommes esseulés qui viennent inscrire leur vide affectif et sensuel sur la porte des toilettes des filles?

Ce sera tout pour ce mois ci, à suivre la porte des toilettes des hommes fin novembre.

Marguerite VS Sarkozy

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 18:29

Le message qu’aurait pu adresser à la fin de sa vie Marguerite Duras à notre cher Petit Nicolas le policier.

“Peau. Je. Lisse. Moi. Merde. J’emmerde la peau lisse.”

13 Oct 2005

Vénus et Apollon,le 13 octobre 2005

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 20:51

Vénus et Apollon du lundi au vendredi, 20h15 sur Arte.

Bijou parlant de Suzy.
“Il faut pas avoir des amants partout comme des petits champignons après l’orage.”
“Elles est triste parce qu’elle aurait voulu être fille mère.”


Suzy regardant deux clients se battre:
“La testostérone c’est sans nuances.”

9 Oct 2005

Aldebert in “Adulescent”

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 17:02

“A sentir le monde venir
A se regarder devenir
Un peu moins jeune un peu plus vieux
Tout juste assis entre les deux
Dans le tumulte stéréo
Un peu adulte un peu ado”

Aldedert

8 Oct 2005

Amélie Nothomb in Métaphysique des tubes

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 10:13

“Vivre signifie refuser. Celui qui accepte tout ne vit pas plus que l’orifice du lavabo.”

30 Sep 2005

ToiletZone.Net

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 18:55

Une vraie mine sur les toilettes publiques avec la toilette de ce mois de septembre qui montre un sublissime exemple d’inscriptions dans les toilettes, l’oeuvre est le fruit du travail mirifique d’un collectif d’artistes anonymes. Admirez l’harmonie chromatique et le construction toute en déconstructions asymétriques du cadre spatiovolumatique. Une oeuvre qui marquera sans nul doute son époque.

29 Sep 2005

Les quatre saisons de l’Ogre

Écrit; dans: Scribouillages et autres broutilles — Caruelabar @ 21:04

A l’automne, l’Ogre instituteur conduisait ses élèves en forêt. Et bien que les programmes prévoyaient de les y égarer, chaque année, à l’appel, aucun ne manquait.
C’est que l’Ogre était bien chagriné, lui que l’on dit méchant de nature, il ne pouvait s’empêcher quand un lutin écolier quittait le sentier de le lui faire remarquer, tant et si bien qu’aucun jamais ne se perdait.
“Ah c’est pas du gratin que de faire ce métier quand on est trop humain!” se lamentait souvent l’Ogre en prenant sa tête entre ses mains.
Et chaque année, pour lui, le supplice recommençait. Forêt, sentiers, lutins et bolets. Car au lieu de les semer, l’Ogre à ses élèves faisait ramasser cèpes, oronges et mousserons des prés. Dès que l’un d’eux doucement s’approchait d’un champignon meurtrier, l’Ogre ne pouvait réprimer un “Attention, danger!” et l’élève se détournait du chapeau empoisonné.
“Ce n’est pas possible, ce n’est pas vrai! Mais Bon Dieu, vous êtes une vraie calamité” tempêtait alors le Directeur de la scolarité, excédé qu’il était par les bontés de l’Ogre gêné.
Et en effet, depuis qu’il enseignait, pas un lutin égaré, pas une famille empoisonnée, pas un écolier puni et dévoré.
“Vous n’êtes qu’un faible affadi par votre pitié! J’en ai par dessus la tête de vos excentricités! Croyez moi ça va barder!”
Cette anné là, ce fut le cèpe de trop qui fit déborder le panier.
Le Directeur alla rencontrer le Recteur de l’Académie qui en parla au Ministre qui le dit au Président qui le répéta à sa femme qui s’écriat:”Nom d’un pissenlit, cette affaire fait grand bruit, mon coiffeur me l’a déjà dit!”.
En grand secret, il fut décidé que cette honte nationale ne pouvait plus durer et que l’Ogre devait être incarcéré. Ainsi fut fait.
Et l’Instituteur destitué se retrouva engeôlé. Très loin d’être enjoué, l’Ogre se mit à pleurer et ses élèves attristés ne purent que se faire durant des lunes la courte échelle pour tour à tour le voir par la fenêtre de sa cellule jour après jour sombrer.
Affligés, il leur vint alors une idée.

Les vacances étaient terminées et l’hiver approchait.
Le vent glacé poussait les dernières feuilles tombées et le givre aux fenêtres s’accrochait. L’eau des puits commençait à geler et l’eau des mares emprisonnaient doucement ses petits habitants. La nature s’apprétait à hiberner sous sa couette verglacée quand de l’école retentit soudain un grand bruit.
Boum, bam, boum, badam, badaboum!
L’Ogre remplaçant sortit de la classe en courant, le postérieur poursuivit par une trainée de feu et de scories. Le visage cramoisi et le cheveu frit, il entra dans le bureau du Directeur qui buvait des liqueurs avec le Recteur.
“C’en est trop, je démissionne.”glapit-il à la volée”Ces mécréants ont manqué de me faire rôtir aujourd’hui et hier ces sagouins ont tenté de me faire boire le contenu de leurs encriers! C’est trop, c’en est assez, je vous rend mes clefs et mes craies!”
“C’est le remplaçant du remplaçant du remplaçant qui remplaçait l’Ogre congédié!” sanglota le Directeur sur l’épaule du Recteur qui le répéta au Ministre qui le raconta au Président qui le confia à sa femme qui s’exclama:”Nom d’un radis, mon coiffeur me l’avait prédit, congédier un Ogre trop gentil c’est dangereux car ça rend les enfants trop méchants! Il faut le réhabiliter sinon c’est la Démocratie qui va trinquer!” Ainsi fut fait.
Et l’Ogre dès qu’il fut dégeôlé repartit enseigner.

Le printemps s’avançait et l’air se faisait moins frais. Les poulies en haut des puits chantaient et les carpes des bassins se multipliaient. Les bourgeons des arbres explosaient sur le passage des écoliers et la nature tout alentours verdissait.
L’ogre ému comtemplait les lutins et leurs progrès. Ils avaient tant grandi, ils avaient tant changé. Et c’est à eux qu’il devait sa liberté retrouvée.
“Vous êtes de bons petits même s’il ne faut rien en dire à l’Académie! Allez au bouleau et que ça saute” sourit-il en essuyant une larme.

Les grandes vacances approchaient et le soleil se faisait moins discret. Les abeilles fréquentaient avec assiduité les bosquets parfumés. Aux branches des arbres, les fruits mûrissaient et au sol, les lacs s’asséchaient.
Les écoliers construisirent ainsi un abri pour recueillir pendant l’été les habitants des marais.
Le Directeur se courrouçait de la bonne humeur des bambins et de la pitoyable candeur que l’Instituteur mettait à les aider. Il s’en plaignit au Recteur qui le dit au Ministre qui le redit au Président qui le reredit à sa femme qui gémit:” Comme mon coiffeur dit, répéter c’est pas bien joli, alors laissez moi je vous prie aller me faire faire ma mise en plis.” Il fut fait ainsi.
Et après la rentrée, l’ogre ne fut plus ennuyé. Tant et si bien que plus jamais il ne craint durant l’automne d’aller en forêt ramasser avec ses élèves bogues et bolets.
Ainsi fut fait.

28 Sep 2005

Le site officiel de le MIAM

Écrit; dans: Le MIAM — Caruelabar @ 22:05


Surtout pour le jeu modeste…(Moi je perd à tous les coups)

27 Aug 2005

Si le MIAM vous était conté

Écrit; dans: Le MIAM — Caruelabar @ 11:27

Le MIAM, mamamia mais c’est quoi?!

Quand la classe d’une école primaire visite le MIAM
Que du bonheur…

26 Aug 2005

Marinette, la tante de mon père, aout 2005

Écrit; dans: Citations — Caruelabar @ 17:56

Au sujet d’un bien trop gentil voisin.
“Tu peux me croire que celui là, c’est un bon âne,
il porte tout ce qu’on peut lui mettre dessus.”

25 Aug 2005

Le Rouge et le Blanc

Nous allons aujourd’hui aborder un épisode peu connu de l’histoire de nos réfrigorateurs: la guerre des fromages à pâte pressée.
Comme tout le monde le sait il est nécessaire à la fabrication du délicieux fromage à tête de vache qui glousse de mettre sa pâte dans un moule adapté car sinon elle filerait. La pâte filerait car c’est comme pour le porc qui salue c’est écrit dessus, la pâte filerait donc car elle est pressée. Il en est de même pour son concurrent mais néanmoins ami de la même catégorie le Bas-Bi-Bel, fromage aux moeurs somme toute très dissolue puisque comme son nom l’indique crûment il est bi et plait donc aux garçons comme aux filles mais à qui on pardonne tout car il est beau d’où son surnom de “Bel”. Le Bas siginifie tout bêtement que c’est une demi portion mais c’est aussi, vous en conviendrez sûrement, ce qui fait son charme puisqu’on peut l’emporter partout avec soi.
Tout à lait pour le mieuh dans le meilleurs des mondes entre ces deux produits laitiers là jusqu’à ce jour terrible de 1923 où Ginette Lépine se trancha irrémédiablement le doigt avec le couteau qui était destiné à sortir de sa coque rouge son fromage favori. Et là, Ginette en sang dans la cuisine ému tant son mari, le alors jeune et fringant Félix Lépine, qu’il lui promit, tout en tentant vainement de garroter l’hémorragie, que sa disparition ne serait pas inutile et qu’il ferait tout son possible pour créer un bidule qui mettrait à l’abri de ce genre de fin tragique les générations futures. Ainsi fut fait et à peine le cercueil enseveli, Félix, fou de douleur, s’enferma dans sa cuisine encore rouge du sang de Ginette et se mit au travail.
Des années s’écoulèrent avant que les services vétérinaires ne soient créés et puissent être enfin contactés par les voisins qui, alertés par les odeurs nauséabondes émanant des tonnes de fromage sacrifiées pour les besoins de la science qui formaient des monticules rougeoyants plus imposants chaque jour devant les fenêtres de la maison de Félix, ne pouvaient que s’émouvoir de la détresse de ce reclus volontaire et de la perte progressive de leur odorat.
Quand les pompiers, après des jours de déblaiement des gravas fromagés, parvinrent à pénétrer dans la demeure et ils retrouvèrent un vieillard hirsute, hagard et malodorant dans la cuisine et eurent grand peine à identifier le Félix Lépine perdu de vue depuis 1923. Il faut dire que depuis le temps, nous étions alors en 1968, le climat ne se prétait pas vraiment à la franche rigolade puisque depuis mai, les étudiants manifestaient bruyament leur colère alimentaire: “Faites l’amour, pas le gruyère!” et autres “Sous les pavés d’affinois, la plage”. Ainsi dans ce climat de révolution de palais,le bien mal nommé Félix fut conduit sans ménagement à l’hospice le plus proche où on lui intima l’oredre de bien vouloir se laisser laver sur le champ s’il voulait avoir une compote de plus au souper. Ayant perdu l’usage de la parole durant ces années de recherches silencieuses et ne reconnaissant plus ce monde d’hommes sans cravates et de femmes sans gants, il se laissait peu à peu glisser vers l’abime quand le doux visage de Ginette lui apparu un matin après la toilette. Dans un regain de vie, il consigna le précieux fruit de ses recherches sur un calepin qu’il fit envoyer au bureau des inventions et des brevets. Puis, apaisé, il se prépara chaque jour un peu plus à retrouver sa douce Ginette au paradis des produits à ouverture facile.
Car oui, Félix venait d’inventer La Languette, celle qui permet à toutes les Ginette d’ouvrir le basbibel sans risquer de se blesser.
Le succès fut immédiat et bientôt le monde entier ne parla plus que de cela.
Les ventes du fromage à tête de vache chutèrent tant et tant qu’il fallut embaucher des ingénieurs polytechniciens de renom pour fabriquer un emballage capable de rivaliser avec celui du compagnon de plateau à fromage d’hier devenu l’ennemi bolchévique d’aujourd’hui. Des campagnes de désinformations succédèrent à des rumeurs mais le basbibel demeurait inébranlable dans sa coque vermillon. “Né pour être mangé sans se blesser” vantait la publicité.
Péniblement et sans grande motivation, deux ingénieurs bricolèrent néanmoins une pseudo languette rouge, en référence à la couleur fétiche de l’ennemi juré, languette dont la mollesse et la faible résistance à la torsion ne parvint jamais à égaler celle que l’amour meurtri avait inspiré à Félix durant ces longues décennies.
Ironie de l’histoire, on n’accorda jamais à ce brillant homme le prix Nobel de la paix mais on décora à titre posthume pompeusement de son nom un prix qui couronne chaque année les bidules de bidouilleurs éclairés et de bricoleurs invétérés.
Et c’est pour ça que depuis des années, malgré ma passion des vaches et de la rigolade, je ne mange que des basbibel parce que je suis trop feignante pour m’entrainer à ouvrir correctement la portion de ma vache préférée que des encore plus feignants que moi ingénieurs soit disant qualifiés ont pourvu d’une putain de languette de merde qui déchire juste l’emballage sur la longueur mais ne l’ouvre pas!!!
Conclusion: si les ingénieurs avaient à la place de la technicité du coeur, ce serait le bonheur.

Warning: Explicits lyrics

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 15:18

Notre fond culturel est fier de vous présenter les pièces suivantes, glannées cet été dans des toilettes publiques de la charmante bourgade basque de Cambo les Bains, ville thermale, fief du petit vieux arthritique qui vient y soigner ses bronches et ses douleurs articulaires. Et peut être même faire des propositions sur les murs des toilettes à leurs congénères car n’oublions pas que dans “curiste” qu’il y a “riste”.
L’inscription à caractère pornographique est la mère de toutes les inscriptions dans les toilettes, pour l’heure, notre musée virtuel n’en possédait pas encore, voilà donc que les toilettes du mois d’aout comblent d’aise la modeste conservatrice que je suis. Mais je vous en laisse seul juge de la qualité des traces laissées.
Si vous êtes choqués par le langage cru, mieux vaut peut-être ne pas regarder ce qui suit.
Sinon, bonne visite à vous.

Vue générale des inscriptions. Admirez au passage la porte rouge et le mur blanc qui rappellent subtilement les couleurs des maisons basques.


“J’ai le cul en feu
J’aime me faire mettre
Même Par une Petite Bitte
Je suce à fond
RDV
KAN TU
VEUX”

Deux artistes dont l’histoire ne nous dit pas s’ils ont pu se rencontrer un jour. Pourtant leurs oeuvres en témoignent, ils auraient eu plein de choses à se faire.

24 Jul 2005

Dans une rue de Céret, Pyrénées Orientales.

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 18:17

Dans les toilettes publiques à Céret

Dans les toilettes publiques à Céret

L’insalubrité des toilettes pour femmes m’a poussé à explorer de nouveaux horizons et permis de découvrir une inscription de toute beauté dans les toilettes pour homme.
Beau spécimen de travail sur le contraste des couleurs et recherche esthétique d’une nouvelle forme d’écriture très prometteuse. Le tag est l’avenir de l’inscription dans les toilettes.

En la semaine 28 de l’an 2005

Écrit; dans: En la semaine X de l'an 20YZ — Caruelabar @ 17:47

J’ai été témouine ( mais si ça existe c’est le féminin de témoin enfin!) d’un bien beau mariage qui n’a absolument rien à voir avec ce qui suit mais bon quand on aime le kitsch on ne se refait pas!

Laisse les gondoles à Venise.

A 23h37, j’ai entamé un prometteuse carrière de karaokékantatrice que j’ai dû clore aux urgences vers 23h58 suite à une vague de suicides dans la population des mariés, de leurs parents, de leurs amis, de leurs familles et du personnel de service (au bas mot 70 personnes dont de nombreux blessés).
Tant pis je resterai une artiste maudite et incomprise. Parce que peu de gens peuvent massacrer avec autant de talent “Laisse moi t’aimer” d’à peu près Mike Brant. Sans doute que le monde n’est pas encore prêt. C’est pas grave j’attendrai que vienne l’heure méritée de mon succès!!!

En attendant la gloire, j’ai repris le boulot.

9 Jul 2005

En la semaine 27 de l’an 2005

Écrit; dans: En la semaine X de l'an 20YZ — Caruelabar @ 12:34

Mon Dieu que la Campagne est belle avec sa robe tournesol et son corsage moiré aux couleurs changeantes du blé à perte de vue, ça donne envie de chanter du Marc Lavoine en courant dans les prés. Gaffe aux braconiers tout de même.
Marcher dans les tournesols, courir dans les champs de blés. Sauf que là le blé est coupé et comme dit à peu de choses près l’adage: Quand le blé est coupé, il faut boire.
C’est donc aussi la période des fêtes des villages et des moissons où les fêtards se ramassent à la pelle dès le bal est terminé. Guinchons, guinchons la vie est courte et les routes sinueuses quand on a bien bu alors guinchons.
Le plus dur c’est alors d’arriver à éviter les rencontres frontales et nocturnes avec les habitants des lacs, des bois et des forêts du genre Bambi, Donald Duck et autre Blaireau le fourbe (Définition du blaireau: animal trapu et contondant qui ,même si vous réussissez par magie à ne pas l’écraser ,peut se rouler en boule compacte et létale pour votre bas de caisse ou votre dessous de voiture).

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