25 Jun 2005

Anges en sucre à la sauce kitsch.

Écrit; dans: Le MIAM — Caruelabar @ 16:00

Petit hommage à la divine expo “Les hommes en sucre” qui s’est tenue au MIAM alias musée international des arts modestes situé à Sète.
Créé par des sétois créatifs alias les frères Di Rosa, ce musée regorge d’oeuvres d’art que l’on peut croiser à tous les coins de rue, dans le tréfond de nos placards de cuisine ou plus loin à l’autre bout du monde.
Artisanat, arts religieux ou populaire, produits manufacturés, éphémères emballages de lessive ou de sirop, jouets des années 50 ou cadeaux bonux oubliés, tout ce petit monde se trouve là, collecté, mis en valeur, mis en vitrine pour émouvoir, faire marcher la boite à souvenirs, rire ou encore agacer. Un bon remède contre la monotonie.
Le beau et l’art sont partout mais c’est à l’oeil de savoir les voir.

Vue générale de la vitrine aux merveilles.

Tripotée d’angelots pommelés à croquer.

Séraphin aux lys annonçant à Marie son taux de glycémie.
Séraphin:”30g. Ca fait beaucoup surtout à jeun.”
Marie:”Ciel ! Mais qu’est-ce que Joseph va dire?”

Le Musée International des Arts Modestes
Ce qu’en dit le site de l’office de tourisme de Sète:
Le musée des arts modestes propose dans un savant désordre les babioles de tous les jours.
Il donne au visiteur une vision inédite des objets du quotidien, jouets, gadgets, on y retrouve l’esprit des fréres Di Rosa

Horaires d’ouverture: 10h-12h et 14h-18h
Septembre à juin: tous les jours sauf mardi et jours fériés.

Juillet et août: tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h.

MIAM
23, quai du Maréchal de Lattre de Tassigny 34200 Sète
tél. 04 67 18 64 00, fax 04 67 18 64 01

24 Jun 2005

La porte des toilettes de la Tour Eiffel

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 20:51

En goguette à la capitale de la France, j’ai banalement visité la Tour du Monsieur Eiffel et j’y ai photographié ce que les touristes laissent comme souvenirs impérissables. Du moins jusqu’à la prochaine couche de peinture fraiche.
Amateurs des langues du globe du monde international, n’hésitez pas à me poster les traductions de ces dédicaces en version originale.

5 Jun 2005

L’histoire du lapin en sauce.

Écrit; dans: Scribouillages et autres broutilles — Caruelabar @ 12:15


C’est Marcel qui apporta en guise de dessert, sur un plateau, déposée sur un délicat coussin de laitue et encore recouverte de sa fourrure, la tête de l’animal.
André était passé en coup de vent, quatre heures plus tôt, amener le corps déjà débarrassé de ses oripeaux en braillant à toute volée.
“Et Papa, regarde un peu voir c’que j’t'amène! Tu peux nous le mitonner pour onze heures? Il est encore presque près de bondir alors fait z’y gaffe!”
Et avant même que Papa ait pu dire deux mots, André avait repris ses fonctions, tueur aux abattoirs, laissant le lapin gisant sur le comptoir.
Papa tenait un bar restaurant PMU avec sa femme que tous les tueurs appelaient Maman ce qui ne lui plaisait guère car ses parents l’avait prénommée Jacqueline.
Elle eut un haut le coeur quand, revenant de faire le marché, elle se trouva face au cou étêté de la bête, rougissante de honte d’être ainsi exhibée. Vociférante et gesticulante, elle maudit au passage tout Vichy, même Yvette la boulangère qui était pourtant son amie et fit claquer toutes les portes de son mécontentement pour finir par aller se cloîtrer dans leur chambre à coucher au premier.
“C’est rien ma petite bichette, ne t’inquiète pas, c’est André qui m’a porté son déjeuner” se défendit mollement Louis, affairé qu’il était à débiter en tronçons ail, carottes et oignons.
Le bouillon de légumes de la veille réduisait à petits feux quand il y rajouta le thym et les feuilles de laurier pour le parfumer d’avantage.
Un beau morceau de beurre servit à faire dorer sur toutes ses faces la carcasse de l’ami Jeannot que rejoignirent bien vite au coeur de la marmite condiments et légumes.
De toutes parts montaients vapeurs et fumets, affolant les sens et les instincts alentours. Il était à peine l’heure où les amateurs matinaux de petit noirs bien serrés quittaient à regret le café pour aller travailler.
Poivre et sel en cascade nimbaient d’étoiles et de scories les cuisses luisantes et rôties.
C’est la pamoison d’un femme amoureuse qui se donnait à voir et à entendre dans les bruits sourds du manche en bois frôlant sans relâche la fonte, dans les explosions de la chair frémissante dans le beurre brûlant, dans l’amollissement des mamelons de câpres cédant sous le poids des carottes et des navets.
Les habitués toujours accrochés au bar se témoussaeint d’aise devant les mouvements souples et réguliers que décrivaient sans relâche les bras et le bassin du cuisinier.
Il sourit de lui, il n’était pas peu fier quand il aspergeat à louchées entières le râble et les pattes arrières.
C’est à cet instant précis que Jacqueline fit irruption dans la cuisine.
Elle n’avait pas encore décoléré. Louis rougit de s’être fait surprendre en pareille posture et, penaud, garda les yeux baissés sur les volutes graisseuses que dessinait l’ébullition dans le bouillon.
Jacqueline agita un temps sa blondeur hystérisée entre les hachoirs et l’évier puis finit par se raviser et partit au pas de charge chez l’épicier. Il ne comprenait rien à ces humeurs qui font jaillir des femmes ces geysers de reproches acides et les conduisent à mener de sempiternelles vendettas à la rescousse de leur honneur bafoué. Il ne voulait rien en savoir car s’aurait été cherché à percer le mystère de l’amour que de tenter d’ôter sans vergogne ces fragiles épines dont s’affublent les femmes comme la sienne. Mieux valait la laisser fuir pour qu’elle puisse garder la face, mieux valait qu’elle garde la face pour qu’elle puisse de nouveau le laisser jouir.
L’heure du déjeuner s’avançait prudement quand les premiers convives s’invitèrent au buffet. Levés depuis les aurores, croulant sous le poids des bêtes à éventrer et des années d’alcoolisme désormais bien lourdes à porter, burinés par le temps qui fait devenir vieux les apprentis fougeux, ces mastards de solitude et de tendresse blessée s’attablèrent en silence, sans cesser de rouler des yeux pour réclamer leur pitance. Louis accueillit chacun d’un regard amical tandis qu’il dressait le couvert dans la grande salle.
Il y avait là Paulot une grande cigogne aux épaules basses dont les rires guturaux effrayaient les enfants qu’il croisait parfois sur le chemin qui va des cratères dans le jambon purée aux tâches d’encre sur un tablier d’écolier. Celui dont les longs doigts secs tambourinaient inlassablement sur l’assiette vide se prénommait Georges. Un jour de 39-45, une bombe larguée sur son immeuble l’avait cloué là à tout jamais en faisant voler en éclats la belle arrogance de son adolescence bien vite remplacée par la peur et de vivre et de mourir qui oblige à cheminer avec pour seule compagne la vacuité de la routine. A sa droite, on avait assis un invité. Monsieur Duchemin était comptable aux abattoirs. C’était un jeune homme gris, étriqué dans le costume de son père, un notaire décédé en 40 d’une indigestion. Au cours du repas, Marcel lui reservit trois fois du ragout tant le garçon s’en délecta. Papa s’étonna de la présence de ce convive inoppiné dont l’inexpérience et le mépris faisaient si souvent pester les tueurs
André arriva à table en même temps que le lapin en sauce.

A suivre…

28 May 2005

En la semaine 21 de l’an 2005

Écrit; dans: En la semaine X de l'an 20YZ — Caruelabar @ 11:09

*J’ “a voté” donc ça c’est fait que l’Europe se construise ou implose au moins on pourra pas me reprocher de ne pas avoir participé. Une chance au tirage, une chance au grattage, avec du pot on peut gagner des délocalisations, de la précarisation voire même de nouveaux amis polonais, ukrainiens et lituaniens.
*J’ai fait la fête à ma mère qui n’est ni pétainiste ni mercantiliste ni commerçante ni commerciale ni matérialiste parce qu’être ma mère c’est déjà un beau boulot qui occupe à plein temps alors bonne fête Maman.
*J’ai vu des journées ensoleillées au boulot et un barbecue sous la pluie. Le barbecue au boulot au soleil c’est une chose qu’on n’aura jamais chaque fois c’est pareil c’est quand on est derrrière le bureau que l’on travaille que le ciel est beau.
*Conclusion: une semaine bassement ordinaire.
*La phrase de la semaine sera “Ca va réussir que ça va rater.”

21 May 2005

Dans un bar, à Sète.

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 15:34

Et voici les nouvelles acquisition de notre fond de collection concernant le trop peu connu patrimoine culturel français des inscriptions dans les toilettes.

Vue générale de la porte des toilettes.


884. Aurions-nous enfin découvert l’âge du capitaine Némo?


Buba 3, le retour de la revanche.


Sardina section. Les thons, les morues et les maquereaux peuvent aller se faire frire.


Les nimois ne sont pas tolérés. Alors ça sera nimois ni toi, on va aller jouer sur une autre plage, nah!
Après les arabic people à Beaubourg, c’est les nîmois que l’on montre du doigt, et ben l’Europe n’est pas fête.

6 May 2005

En la semaine 18 de l’an 2005

Écrit; dans: En la semaine X de l'an 20YZ — Caruelabar @ 23:23

*j’ai repris le boulot sans qu’on m’y ait obligé.
*j’ai eu un jour férié pluvieux à nuageux avec des ondées suivies d’averses en plaine et sur le pourtour méditerranéen puis sur l’ensemble du pays. ( Monsieur Météo salaud! le peuple aura ta peau! ). Finalement c’est vrai que ça ne sert à rien de ne pas travailler les jours fériés. Enfin surtout quand il fait froid.
*j’ai fait ce qui me plait parce qu’on est en mai et que c’est obligé. Résultat: une côte cassée et trois dents bousillées. Petit conseil avisé: ne traitez jamais un rugbyman de supporter du PSG.
*un jeune homme que je croise dans la rue avait un tee-shirt sur lequel était écrit:”Prince Charmant”. Quand il arrive à ma hauteur, je l’arrête et lui dit:”Ah c’est toi, tu étais donc ici”. Il est passé sans me regarder et la fille à côté de lui m’a jeté un regard mauvais. Conclusion: ce n’était peut être pas le vrai. C’était sûrement un Ken. Ken j’me la pète avec le nouveau tee-shirt que m’a offert Barbie. Synthèse de la conclusion: méfiez vous des étiquettes et des contrefaçons.
*j’ai eu l’étrange impression que ma télé voulait me parler.
*la citation de la semaine: “Shalom, shalom”, Véronika Loubry dans La ferme les célébrités, Merc 4 mai 2005, TF1. C’est désormais avéré: ma télé me parle.Le problème c’est que je ne comprends pas toujours ce qu’elle veut me dire.

Chansonnette

Écrit; dans: Scribouillages et autres broutilles — Caruelabar @ 21:14

Madame rêve
Monsieur boit
Madame crève
Monsieur croit
Que de la vodka
Montent des rêves
De beaux rêves
Dont on ne se réveille pas
Madame croit
Que Monsieur rêve
Mais Monsieur boit
Et Madame crève.

Pendant ce temps-là
Natacha
Se dit qu’être grand ça l’fait pas.

(De par moi même)

30 Apr 2005

Les toilettes du centre Beaubourg

Écrit; dans: Les toilettes du mois — Caruelabar @ 22:54

En visite dans ce haut lieu parisien voire intermondial de l’art contemporain ( des fois même content/comptant pour rien) que j’ai eu le déclic. Si l’art est en marche, c’est sur les murs des toilettes qu’on peut le rencontrer.

Vue générale de l’entrée du musée des toilettes ou des toilettes du musée comme vous préférez.

Alors, comme dirait Herta, ne passons pas à côté des choses simples et laissez moi vous présenter quelques pièces qui font honneur à ce musée:

Toilettes de Beaubourg

Initiés des langues asiatiques, j’attend votre traduction avec impatience. D’avance merci.

A bus driver jacked my money
Bravo la RATP

Paris is full of those fucking arabic people. Get out of France!
Quand touriste rime avec raciste.

Wot did you say?
Et oui, des fois mieux vaut rester imperméable aux oeuvres de ceux qui nous ont précédé en ce lieu.

I wasn’t here.
Trop fort, nous avons trouvé le Gérard Majax anglophone.

Comme quoi c’est pas si compliqué que ça de poster des photos. Merci Annabel Lee pour ta hotline amicale à toute heure. Monsieur le Maitre du logiciel des blogs je ne te salue pas, t’aurais pu faire plus simple quand même tu crois pas?

Technologie mon amie

Écrit; dans: Petits tracas et vrais soucis — Caruelabar @ 19:11

Putain de bordel de merde, c’est tout écrit en anglais cette affaire.
Manquait plus que ça!
Où j’ai foutu le harraps que j’avais au collège.
En plus je suis sûre qu’il est dans un des cartons hébergés dans le grenier chez ma blog-grand-mère depuis déjà presque dix ans.
Je me souviens encore m’être dit en le rangeant: “Le bac c’est fait et l’anglais j’en ai pas besoin pour mes futures études et puis l’Europe est pas encore faite.”
C’est sûr que j’ai dit ça, j’me revoie encore scotcher le paquet. Y a pas à dire j’ai toujours été une grande visionnaire.
Putain c’est que en anglais, même pas une touche french/english.
Informatique si tu ne m’aimes pas sache que je te méprise aussi et bien plus encore que ça mais je veux rester polie enculé de ta race.
Mais comment on met des photos là dedans. Screugneugneuh…
S’il te plait Monsieur le Maitre du logiciel des blogs, fais que je m’en sorte, délivre moi de la tentation de fouttre des grands coups de pieds dans Mon Ecran et Mon Ordi et protège moi du mal à la tête que je risque d’avoir avant de comprendre comment qu’on fait pour poster de l’image.
Et encore c’est parce que je refuse de même penser qu’on pourrait aussi des fois ajouter du son.. Parce que là je frölerai la méningite aïgue.

25 Apr 2005

En la semaine 17 de l’an 2005

Écrit; dans: En la semaine X de l'an 20YZ — Caruelabar @ 14:49

Je suis partie en vacances pendant qu’avec tout son talent Annabel Lee me bricolait, me chouchoutait, me construisait un blog sur mesure. Le désormais “Mon Blog” comme on pourrait dire Mon Amoureux, Ma Femme, Mon Chat, Ma Part de Pizza Trois Fromages sans olives, Ma Canette de Bière adorée.
Tout ça pendant que je me bronzais la pillule au soleil sétois de l’Hérault. Si c’est pas beau tout de même.
Les vacances sétoises c’est ce que je préfère, c’est pas loin , c’est pas cher et ça peut rapporter des souvenirs où les embruns se mèlent aux parfums du métissage. Italie, Espagne, Maroc, Tunisie, Grèce, Lille, Bretagne. Sète est un port, un espace ouvert sur le monde, ces échanges favorisent un enrichissement culturel, humain et un bronzage intégral et la tête et du moral.
A Sète:
* dans un bar j’ai rencontré un très sympathique breton professeur de matelotage qui tanguait dans la bière et qui était persuadé que “Tu es belle comme un camion” et “T’es massive comme ma nièce Charlotte qui est une belle bretonne” étaient des compliments qui touchaient droit au coeur des femmes. Enfin, l’essentiel c’est de tenter…
*j’ai assisté dans un petit café théâtre qui vient de naître à un spectacle chanté, dit et joué de façon touchante, drôle et sensible. Un homme qui a tout compris aux femmes, aux artistes, au public et qui fait l’apologie des femmes qui comblent leur besoin d’être prises dans des bras d’homme par une consommation de chocolat quand elle ne trouvent pas de bras. A découvrir, à voir et à revoir. Si seulement un jour un album des chansons de ce spectacle pouvait voir le jour, le bonheur serait presque complet.
*j’ai rencontré à Vias-plage un lillois retraité adorable qui péchait sans canne ni moulinet mais à la bouteille de bière le long du canal. Y parait qu’on peut attrapper que des poissons belges avec cette méthode révolutionnaire et encore si on trouve la marque qu’ils préfèrent. Comme quoi la pêche c’est avant tout un sport d’amateurs éclairés et bien entrainés.
* en me baladant dans les rues d’Agde et en y lisant les graffitis sur le murs “Anculée de ta bante”, “Nic la polis et la bac”, “Geoffrey gro PD é encullé” je me suis dit que la dyslexie c’est bien embettant tout de même quand on veut communiquer avec ses proches et qu’on a des messages à faire passer au reste de l’humanité. Nic l’ortofonist.

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